décrétons LE SALUT COMMUN

Le Manifeste - N° 6 - Mai 2004

 

Victoire pour les chômeurs

« C’est une énorme victoire qui en appelle d’autres, on avait 2 000 dossiers déposés ou en cours de dépôt, incontestablement, on a ajouté beaucoup de zéros derrière ce chiffre » lançait François Desanti, secrétaire général de la Cgt-chômeurs. La condamnation de l’Assedic Alpes-Provence et de l’Unedic par le tribunal de grande instance de Marseille dans le procès intenté par 37 chômeurs ayant vu leur durée d’indemnité réduite malgré la signature d’un Pare est une belle victoire.
35 de ces chômeurs que la presse qualifie aujourd’hui de « recalculés » ont obtenu gain de cause. L’Assedic et l’Unedic sont condamnées à verser 1 000 euros d’indemnités à chaque chômeurs au titre du « préjudice moral » et à payer les frais de justice. Notre camarade Charles Hoareau, le porte parole Cgt des chômeurs de Marseille saluait cette décision : « Le mot satisfaction est un faible mot pour exprimer notre joie à l’énoncé de ce jugement. C’est une victoire sur toute la ligne et une décision très courageuse. Cette décision va donner des ailes à tous ceux qui sont dans une situation comparable. C’est l’avenir de la convention qui est mal barré. J’espère en tout cas que les autres tribunaux emboîteront le pas à Marseille ».
Au total 76 juridictions ont été saisies par près de 2 000 chômeurs « recalculés » sur les 265 000 demandeurs d’emplois qui ont cessé d’être indemnisés au 1er janvier.
Tout cela au grand dam de François Chérèque, secrétaire général de la Cfdt qui s’inquiétait le 16 avril des « conséquences financières pour le régime de l’assurance maladie » si « l’accord de 2002 est remis en cause ».
Cette victoire montre bien dans quelles difficultés se trouvent le gouvernement. Elle appelle l’organisation urgente de nouvelles négociations au sein de l’assurance-chômage pour remettre en cause les accords de 2002 qui, à terme, vont spoliés 600 000 chômeurs.

P. L.